Rita Strohl

Volume 1, Musique vocale

CD
Rita Strohl
Elsa Dreisig soprano
Adèle Charvet mezzo-soprano
Stéphane Degout baryton
Olivia Dalric récitante
Célia Oneto Bensaid piano
Florian Caroubi piano
Romain Louveau piano
La Boîte à Pépites
en collaboration avec le
Palazzetto Bru Zane
27/10/2023
2 CD - 93 pages

Décrite par Édouard Moullé comme possédant une « nature énergique » et un caractère « bien trempé », par Carlos Larronde comme menant une « existence recueillie et austère », Rita Strohl, compositrice tantôt encensée, tantôt détestée par la critique de son temps a composé une centaine d’œuvres dont la majorité sont consacrées à la voix. Sa musique a été jouée par les plus célèbres musiciens et ensembles de son époque comme Pablo Casals, Camille Chevillard, les Concerts Lamoureux...

Pourtant, son nom est très rapidement tombé dans l'oubli - un oubli « inadmissible » pour son amie Jane Bathori, cantatrice célèbre du début du XXème siècle. C’est sans doute parce qu’elle a décidé, alors que la chance lui souriait et que sa musique rencontrait un certain succès, de se retirer « dans sa tour d’ivoire » (selon ses propres mots !) pour échafauder des œuvres de plus en plus ésotériques, aux dimensions hors normes (partitions de plus de mille pages, orchestres pléthoriques...).

Les mélodies présentées ici, composées entre 1894 et 1901, constituent la quasi-totalité de l’oeuvre de mélodiste de Rita Strohl. Les plus célèbres sont assurément les chants de Bilitis, décrits comme une « oeuvre remarquable » par un critique de L’Echo de Paris. Les autres mélodies sont rassemblées en cycles moins cohérents, les mélodies ayant pour la plupart été publiées séparément. Enfin, le mélodrame insolite Quand la flûte de Pan... fut également un succès à sa création, décrit par la presse de l’époque comme « une exquise musique ».

Ce double disque dédié à la musique vocale de Rita Strohl est le premier volume d’un triptyque consacré à cette compositrice aux ambitions démesurées. Deux autres volets (musique de chambre et musique pour orchestre) sont à paraître en 2024, toujours en collaboration avec le Palazzetto Bru Zane.

Tracklist

CD 1

Bilitis (1900)
Poème en douze chants extrait des « Chansons de Bilitis » de Pierre Louÿs (1898)
Elsa Dreisig, Romain Louveau

1 I. Lykas « Venez, nous irons dans les champs »
2 II. La Partie d'osselets « Comme nous l’aimions toutes les deux »
3 III. La Quenouille « Pour tout le jour ma mère m’a enfermée au gynécée »
4 IV. La Flûte de Pan « Pour le jour des Hyacinthies, il m’a donné une syrinx »
5 V. La Chevelure « Il m’a dit : “Cette nuit, j’ai rêvé.” »
6 VI. Roses dans la nuit « Dès que la nuit monte au ciel »
7 VII. Les Remords « D’abord je n’ai pas répondu »
8 VIII. Le Sommeil interrompu « Toute seule je m’étais endormie »
9 IX. Bilitis « Une femme s’enveloppe de laine blanche »
10 X. Le Serment « Lorsque l’eau des fleuves remontera »
11 XI. La Nuit « C’est moi maintenant qui le recherche »
12 XII. Berceuse « Dors : j’ai demandé à Sardes tes jouets »

Quand la flûte de Pan
Poésie de Sophie de Courpon - Olivia Dalric, Célia Oneto Bensaid

13 I. Mouvement modéré
14 II. Vite
15 III. Assez lent
16 IV. Lent
17 V. Très mouvementé
18 VI. Assez lent

CD 2

Six Poésies de Baudelaire mises en musique, op. 20 (1894)
pour baryton et piano - Stéphane Degout, Romain Louveau

1 I. Un fantôme (Les Ténèbres) « Dans les caveaux d’insondable tristesse »
2 II. Spleen « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle »
3 III. Obsession « Grands bois, vous m’effrayez comme des cathédrales »
[IV. Le Jet d’eau : manquant]
4 V. Remords posthumes « Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse »
5 VI. Madrigal triste « Que m’importe que tu sois sage ? »

Dix Poésies mises en musique (1901)
pour piano et chant - Adèle Charvet, Florian Caroubi

6 I. Barcarolle (Achille Segard) « À l’ombre de la voile étendus, les amants »
7 II. La Cloche fêlée (Charles Baudelaire) « Il est amer et doux, pendant les nuits d'hiver »
8 III. Chanson d'Automne (Paul Verlaine) « Les sanglots longs »
9 IV. Le Moulin à vent (Camille Delthil) « Coiffé de son bonnet pointu »
10 V. Le Revenant (Charles Baudelaire) « Comme les anges à l'œil fauve »
11 VI. Vieilles Cloches (Georges Rodenbach) « Des cloches, j’en ai su qui cheminaient sans bruit »
12 VII. La Momie (Achille Segard) « Belle petite morte au squelette exigu »
13 VIII. La Tristesse de la lune (Charles Baudelaire) « Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse »
14 IX. La Mort des pauvres (Charles Baudelaire) « C'est la Mort qui console, hélas ! »
15 X. L’Épinette (Achille Segard) « Comme une vieille dont la voix tremble et chevrote »

16 Carmen (1899)
Poème de Théophile Gautier
pour piano et chant - Adèle Charvet, Florian Caroubi

Bru Zane Mediabase
Ressources numériques autour de la musique romantique française
Rita Strohl